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L’hôtel de Lannion


75 rue de Lille – M° Solférino

7e arrondissement

L’hôtel de Lannion et son jumeau, l’hôtel Hocquart, ont été bâtis en 1754 par l’architecte Jean Damun sur la même parcelle.

L’hôtel de Lannion - Vue aérienne de la façade sur le jardin

En 1754, Jacques Hocquart, trésorier général de l’artillerie, et le banquier Pierre Salles, son beau-frère, font bâtir deux hôtels sur une même parcelle par l’architecte Jean Damun.

Les deux hôtels sont identiques et se font face côté jardin. Côté rue, l’hôtel de Lannion donne sur la rue de Bourbon (actuelle rue de Lille) tandis que l’hôtel Hocquart donne sur la rue de l’Université. Il s’agit en fait de deux hôtels locatifs que n’habiteront pas les commanditaires.

L’hôtel de la rue de Bourbon est aussitôt loué au comte de Lannion et prend ce nom. Président des Etats de Bretagne en 1752, Lannion devient lieutenant général des armées du roi en 1759.

L’hôtel de Lannion - La façade sur cour
©paris-promeneurs

Par la suite, l’hôtel est loué au marquis de Gamaches, gouverneur de Saint-Valéry-sur-Somme. A partir de 1785, le nouveau locataire est François de Paule de Rigaud, comte de Vaudreuil. La célèbre princesse de Lamballe (massacrée pendant la Révolution) y aurait loué un appartement où elle aurait reçu Fersen et Pétion au début de la Révolution.

En 1796, Marie-Anne-Suzanne Catherine Daru, fille de Noël Daru (1729-1804), capitoul de Toulouse, achète la demeure. Elle passe ensuite à ses sœurs et reste dans la famille Daru (voir l’hôtel Daru) jusqu’en 1891.

Napoléon Daru (1807-1873), filleul de Napoléon III, habita également l’hôtel. Il fut vice-président du corps législatif puis ministre des Affaires Etrangères de janvier à avril 1870.

Il existait autrefois un premier corps de bâtiment sur rue (démoli). Au fond de la cour se dresse le logis, dont la façade a été refaite après avoir été incendiée pendant la Commune. Deux escaliers droits situés aux extrémités mènent aux portes d’entrée du rez-de-chaussée. La travée centrale du logis est appareillée de pierres à refends   et encadrée de pilastres   ioniques au niveau du rez-de-chaussée.

L’hôtel de Lannion : la façade sur le jardin

La façade sur le jardin est plus intéressante : elle est centrée sur un avant-corps central à trois pans. Il est orné de pilastres   ioniques doubles au niveau du 1er étage.

A l’intérieur subsistent d’intéressants décors. Exécutés en 1786, ils annonçent déjà le style Empire : une salle à manger ainsi qu’une chambre à coucher d’inspiration britannique, avec des motifs imitant ceux de la faïence de Wedgwood.

L’hôtel est dissimulé derrière un immeuble sur rue édifié en 1898 par l’architecte Alphonse Richardière.

Sources :
Gallet (Michel), Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
Leborgne (Dominique), Saint-Germain des Prés et son faubourg, évolution d’un paysage urbain, Paris, Parigramme, 2005.
Le Faubourg Saint-Germain, collection « Paris et ses quartiers », Editions Henri Veyrier, 1987.


75 rue de Lille – M° Solférino

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