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L’hôtel de Laigue


16 rue Saint-Guillaume – M° Saint-Germain-des-Prés

7e arrondissement

L’hôtel de Laigue a été construit en 1659 pour monsieur de Laigue, baron du Plessis-Patau, conseiller du roi. L’édifice a été dessiné par le grand architecte Pierre Le Muet.

L’hôtel de Laigue - Le portail
©paris-promeneurs

En 1659, monsieur de Laigue, baron du Plessis-Patau et futur marquis de Laigue se fait construire rue Saint-Guillaume un hôtel particulier entre cour et jardin.

Le grand architecte Pierre Le Muet en dessine les plans même s’ils ne sont pas complètement exécutés par lui. En effet, dès 1664, Laigue revend la maison à l’abbé de Berthier, abbé de Saint-Vincent de Senlis. Celui-ci fait ajouter l’aile gauche : elle abrite les cuisines au rez-de-chaussée et au-dessus une galerie  , pièce d’apparat. L’aile droite est factice : c’est un mur-renard donnant un effet de symétrie à la cour.

L’hôtel de Laigue - Façade sur cour
©paris-promeneurs

D’une grande rigueur classique, l’hôtel présente de sobres façades percées de grandes fenêtres rectangulaire. Simple en profondeur, il comprend deux niveaux et un étage d’attique  . Sur le jardin, la façade de 8 travées est animée par un balcon sur console   placé au centre. Sur la rue l’hôtel est fermé par un portail   à refends  .

A la mort de Laigue en 1667, la demeure est léguée à l’Hôtel-Dieu qui achève les travaux de construction. Elle est louée à Denis Talon, qui deviendra Président à mortier   au Parlement de Paris. Talon fera installer au second étage une grande bibliothèque ouverte aux érudits.

L’hôtel de Laigue - La façade sur le jardin
Photographie de Charles Lansiaux

L’hôtel est ensuite loué par des grandes familles : les Noailles puis la maréchale d’Harcourt. En 1719, Charlotte d’Aumont, veuve de François-Jospeh de Créquy (lieutenant-général des armées et fils du célèbre maréchal de Créquy) s’y installe et fait moderniser la demeure.

Au cours du XVIIIe siècle, l’hôtel connaît encore une succession d’occupants prestigieux : la marquise de Béthune-Charost, le duc de Villars, le comte de Goëlo, puis François-Louis Joly de Fleury, procureur général au Parlement de Paris. En 1772, un nouveau bail est concédé au duc de Béthune-Charost qui fait ajouter l’aile perpendiculaire donnant sur le jardin.

A la mort de la dernière descendante des Béthune-Charost en 1824, l’hôtel-Dieu se sépare de l’hôtel. Il est acquis en 1827 par le comte Tancrède-Louis de Grimaldi-Monaco, ancien écuyer de Napoléon 1er, qui devient prince de Monaco en 1841. Une partie de l’immeuble est loué et le poète Lamartine s’y installe le 25 février 1830, y commençant Jocelyn.

En 1863, l’hôtel est apporté en dot au duc d’Urach, prince de Wurtemberg. Pendant le Première Guerre mondiale, il est confisqué à son propriétaire allemand, le prince de Hohenlohe. En 1924, il est acquis par le baron Amaury de La Grange.

Acquis en 1958 par Pierre David-Weill, l’hôtel de Laigue a été entièrement restauré. Il appartient aujourd’hui à son fils, Michel David-Weill, président de la banque Lazard de 1975 à 2001, grand collectionneur, mécène et membre du conseil de plusieurs grands établissements culturels.

La demeure est privée et ne se visite pas.

Pour l’architecte Pierre Le Muet, voir également l’hôtel de Saint-Aignan, l’abbaye du Val-de-Grâce, la Bibliothèque nationale de France, l’hôtel de Comans, l’hôtel Colbert de Torcy, la basilique Notre-Dame des Victoires, l’hôtel de Nevers.

Source :
Le Faubourg Saint-Germain, ouvrage collectif, collection « Paris et ses quartiers », Paris, Editions Henri Veyrier, 1987.


16 rue Saint-Guillaume – M° Saint-Germain-des-Prés

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