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L’hôtel de Montholon


23 boulevard Poissonnière - M° Grands Boulevards

2e arrondissement

L’hôtel de Montholon est l’un des rares hôtels particuliers du XVIIIe siècle encore présents sur les Grands Boulevards.

L’hôtel de Montholon
©paris-promeneurs

Les plus grands architectes français à l’œuvre

Pavée en 1778, la partie ouest des Grands Boulevards devient un des quartiers de prédilection de la noblesse et de la finance parisienne. Les plus grands architectes français sont sollicités pour construire d’éblouissants hôtels particuliers surplombant les boulevards plantés d’arbres : Etienne-Louis Boullée, Claude-Nicolas Ledoux, Théodore Brongiart, François Soufflot le Romain.

Seuls deux hôtels sont épargnés par la spéculation immobilière qui engendre leur destruction au XIXe siècle : l’hôtel de Montholon (1785), sur le boulevard Poissonnière, et l’hôtel de Mercy-Argenteau (1778), sur le boulevard Montmartre.

Un hôtel particulier qui préfigure les immeubles de rapport

En 1785, François Soufflot le Jeune, dit le Romain (neveu du grand Soufflot), est en charge de la construction d’un hôtel pour le compte de Nicolas Montholon, président au Parlement de Normandie. Il est assisté du célèbre dessinateur Jean-Jacques Lequeu.

L’hôtel est organisé en six appartements, ce qui laisse à penser qu’il s’agit d’un immeuble à usage d’habitation collective. Le peintre d’histoire Jean-Baptiste Robin participe à la décoration intérieure. Cet hôtel est publié dans un des recueils de dessins de Kraft et Ransonnette.

L’hôtel de Montholon - Boiseries et dessus de porte en stuc

Une demeure de style néoclassique

L’édifice illustre par sa sobriété et son style antique l’engouement pour le style néoclassique à Paris à cette époque.

Appareillée à refends   horizontaux, la façade sur le boulevard ne comporte à l’origine que deux étages. Aux lignes horizontales (refends  , balustrades, entablement  ) prédominantes s’oppose l’effet monumental du portique   central, soutenu par six colonnes ioniques utilisant l’ordre monumental.

La terrasse du premier étage ménage une vue très privilégiée sur le boulevard, lieu de promenade pour les parisiens. L’hôtel a été surélevé ultérieurement.
A l’intérieur, les décors du petit et du grand salon, auxquels le peintre d’histoire Jean-Baptiste Robin participa, sont restés intacts.

Un salon politique

Après 1826, l’hôtel sert de dépôt puis de boutique aux manufactures Sallandrouze de Lamornais, établies à Aubusson, qui fabriquent tapis et tapisseries.

A partir de 1872, la demeure abrite le salon d’un couple de farouches républicains, l’homme politique Edmond Adam (1816-1877) et son épouse Juliette Lambert (1836-1936). L’hôtel devient le point de ralliement des Républicains opposés à Napoléon III, avec notamment Léon Gambetta dont ils sont proches.

En 1879, Mme Adam, détachée de la politique, fonde La Nouvelle Revue, une revue littéraire où elle encourage notamment les jeunes auteurs, tels Pierre Loti ou Alphonse Daudet.

Pour l’architecte François Soufflot le Romain, voir également le Conservatoire national des Arts et Métiers.

Sources :
Leborgne (Dominique), Guide du promeneur 2e arrondissement, Paris, Parigramme, 1995.
Guide du patrimoine Paris, sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Paris, Hachette, 1994.


23 boulevard Poissonnière - M° Grands Boulevards

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