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L’hôtel d’Orrouer ou hôtel de Bauffremont


87 rue de Grenelle – M° Solférino ou Rue du Bac

7e arrondissement

L’hôtel d’Orrouer est une belle demeure de style Régence élevée pour Paul de Grivel, comte d’Orrouer. Il porte aussi le nom d’hôtel de Bauffremont. Le couturier Hubert de Givenchy y a habité jusqu’à son décès le 10 mars 2018.

L’hôtel d’Orrouer - Le grandiose portail sur rue
©paris-promeneurs

L’hôtel d’Orrouer est construit en 1732 dans le style Régence à la demande de Paul de Grivel de Grossouvre (mort en 1752), comte d’Orrouer (ou Ourouer). Maitre de camp du régiment d’Anjou, il va laisser son nom à l’hôtel.

L’hôtel d’Orrouer - La salle à manger

L’édifice est l’ œuvre de l’architecte Pierre Boscry. Pour les décors intérieurs et extérieurs, Boscry fait appel au grand ornemaniste Nicolas Pineau.

L’hôtel d’Orrouer : la façade sur cour
©Ministère de la Culture (France) - Médiathèque de l’architecture et du patrimoine - diffusion RMN

Un portail grandiose annonce la présence de l’hôtel. Il est encadré de chaque côté par un pilier et une colonne dorique qui soutiennent une corniche cintrée avec une voussure   à caissons.

L’hôtel d’Orrouer : le revers du bâtiment sur rue ; celui-ci épouse une gracieuse forme courbe
©Ministère de la Culture (France) - Médiathèque de l’architecture et du patrimoine - diffusion RMN

Le logis est en fond de cour, relié à droite à une aile perpendiculaire destiné au service. A gauche, un mur-renard factice fait face à cette aile. Sur cour, la façade du logis comporte 5 travées ; il est centré sur un avant-corps de trois travées surmonté d’un fronton triangulaire.

L’hôtel d’Orrouer : la façade sur le jardin dotée d’un étonnant fronton curviligne

La façade sur le jardin est plus singulière pour l’époque : comportant neuf travées, elle présente un avant-corps arrondi doté de fenêtres également arrondies. Cet avant-corps est surmonté d’un balcon aux ferronneries Régence et coiffé par un fronton curviligne très inhabituel à Paris.

L’hôtel d’Orrouer - Le grand salon habillé de boiseries Régence

A l’intérieur, l’hôtel conserve de très belles pièces habillées de boiseries dessinées par Nicolas Pineau : au rez-de-chaussée le grand salon et l’antichambre ; à l’étage accessible par le grand escalier les appartements et un salon octogonal.

L’hôtel d’Orrouer - Le grand salon habillé de boiseries Régence

A la mort du comte d’Orrouer en 1752, la demeure revient à son fils unique, Alexandre-Auguste de Grivel. Celui-ci n’habite pas l’hôtel et le loue au comte Albert de Luynes, prince de Gringergen : militaire et diplomate, il mène une vie très mouvementée et se met au service de l’électeur de Bavière.

L’hôtel d’Orrouer - Salon habillé de boiseries balnc et or

Cédé au banquier Pâris de Montmartel, marquis de Brunoy, l’hôtel d’Orrouer est acquis en 1779 par Marie de Boisgelin, chanoinesse de Remiremont, pour son frère Raymond, archevêque d’Aix.

L’hôtel d’Orrouer - Salon habillé de boiseries blanc et or

Plusieurs fois vendue, la demeure est acquise en 1841 par le duc de Montmorency, pair de France. Par héritage, elle échoit ensuite à l’une de ses filles, Anne-Elizabeth-Laurence, mariée au prince de Bauffremont, lieutenant-colonel de cavalerie. L’hôtel est également appelé par ce nom.

L’hôtel d’Orrouer - La rotonde

Les descendants Bauffremont le cèdent à leur tour à la famille Bemberg, dotée d’une fortune considérable constituée en Argentine. L’hôtel a été acquis plus tard par le couturier Hubert de Givenchy, grand collectionneur de mobilier et d’objets d’art, qui l’a remeublé avec un goût exquis dans l’esprit des XVIIe et XVIIIe siècles français. Il est décédé le 10 mars 2018.

L’hôtel d’Orrouer : le grand escalier
©Ministère de la Culture (France) - Médiathèque de l’architecture et du patrimoine - diffusion RMN

Pour l’architecte Pierre Boscry, voir également l’église Saint-Ephrem-le-Syriaque, l’hôtel de Feuquières.

L’hôtel d’Orrouer : la façade sur le jardin

Sources :
Colin-Bertin (Françoise), Guide du promeneur 7e arrondissement, Paris, Parigramme, 1997.
Gallet (Michel), Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.


87 rue de Grenelle – M° Solférino ou Rue du Bac

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