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L’enclos Saint-Lazare (démoli) L’hôpital Saint - Lazare


Périmètre compris entre la rue de Paradis, la rue du faubourg-Saint-Denis, la rue du Faubourg Poissonnière et le boulevard de la Chapelle.

10e arrondissement

L’ancien enclos Saint-Lazare a laissé place à la caserne de la Nouvelle-France, la gare du Nord, la gare de l’Est, l’hôpital Lariboisière, l’église Saint-Vincent de Paul et l’hôpital Saint-Lazare.

L’hôpital Saint-Lazare - La chapelle
©paris-promeneurs

La léproserie Saint-Lazare

La présence d’une léproserie Saint-Lazare, administrée par l’ordre des Hospitaliers, est attestée depuis le début du XIIe siècle. Saint-Lazare est le patron des lépreux.

Vers 1147, le roi Louis VII fait construire un « logis du roi » dans l’enclos Saint-Lazare. Au retour de leur couronnement à Saint-Denis, les souverains français prennent l’habitude de s’y arrêter pour recevoir le serment d’obéissance des différentes corporations de Paris. Puis il devient également courant d’y déposer pour quelques heures la dépouille des souverains décédés, avant leurs funérailles à la basilique Saint-Denis.

Au XVIe siècle, la lèpre se fait de plus en plus rare. L’enclos est donné aux chanoines de Saint-Victor. Au XVIIe siècle, Vincent de Paul y installe la Congrégation de la Mission, rebaptisés plus tard Lazaristes. Sa vocation est d’instruire et d’évangéliser les campagnes.

Une partie des bâtiments est convertie en « maison de force », sorte de maison de correction où les fils de bonne famille débauchés font un court séjour. L’écrivain Beaumarchais y passe d’ailleurs quelques jours à la suite de la représentation du Mariage de Figaro.

Au début du XVIIIe siècle, les prêtres de la Mission lazaristes font bâtir des immeubles de rapport en pierre de taille, toujours visibles aux n° 99 à 105 de la rue du faubourg Saint-Denis.

La prison Saint-Lazare

Pendant la Révolution, les religieux sont expulsés et la maison Saint-Lazare est convertie en prison. Le poète André Chénier, exécuté le 7 thermidor de l’an II, y compose sa célèbre Ode à la jeune captive, inspirée par la duchesse de Coigny qui y est incarcérée à la même époque.

Au début du XIXe siècle, la maison Saint-Lazare devient une prison pour femmes. Rasée en 1824, elle est reconstruite par l’architecte Louis-Pierre Baltard. De cette prison il subsiste aujourd’hui la chapelle, en brique rouge, et l’ancienne infirmerie, appelée « le carré historique ». La prison ferme définitivement en 1927 et est démolie. L’infirmerie continue à fonctionner comme lieu de soin pour les femmes jusqu’en 1955.

"Le carré historique" de l’enclos Saint-Lazare - La médiathèque Françoise Sagan

L’hôpital Saint-Lazare

En 1961, les lieux prennent le nom d’hôpital Saint-Lazare et deviennent une dépendance de l’hôpital Lariboisière. L’hôpital Saint-Lazare ferme ses portes en 1998. Le carré historique accueille maintenant une halte crèche, un centre social et culturel, et la médiathèque Françoise Sagan.

Sur les vastes terrains de l’ancien enclos Saint-Lazare, d’autres grands équipements sont construits au cours du XIXe siècle : la gare du Nord, la gare de l’Est, l’hôpital Lariboisière, l’église Saint-Vincent de Paul, la caserne de la Nouvelle France (occupée aujourd’hui par la Garde Républicaine).

Sources :
- Guide du promeneur 10e arrondissement, Ariane Duclert, Parigramme, 1996.
- www.histoire.inserm.fr


Périmètre compris entre la rue de Paradis, la rue du faubourg-Saint-Denis, la rue du Faubourg Poissonnière et le boulevard de la Chapelle.

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