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L’hôtel de Rothelin - Charolais Le ministère du Travail


101 rue de Grenelle – M° Rue du Bac

7e arrondissement

Bâti en 1704 par Pierre Cailleteau dit Lassurance, l’hôtel de Rothelin-Charolais abrite provisoirement le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social.

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L’ hôtel de Rothelin-Charolais - Façade sur cour

Un descendant de la maison royale de France

En 1704, Pierre Cailleteau dit Lassurance est chargé d’édifier une somptueuse demeure pour Philippe d’Orléans (1678-1715), marquis de Rothelin, descendant d’une branche bâtarde de la maison royale de France.

En 1736, l’hôtel est acquis par Louise-Anne de Bourbon-Condé (1695-1758), dite Melle de Charolais. Elle est la fille de Louis III de Bourbon-Condé et de Louise-Françoise de Bourbon, dite Melle de Nantes (voir le Palais-Bourbon).

Restée célibataire, Melle de Charolais est connue pour ses nombreux amants et pour son surnom de « maquerelle royale » : le célèbre comte d’Argenson (voir l’hôtel d’Argenson) l’appelait ainsi car elle pourvoyait en maîtresses son cousin Louis XV, afin d’user de son influence sur lui.

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L’hôtel de Rothelin-Charolais - Façade sur le jardin

Une succession de ministères

A partir de 1793, les services du ministère de l’Intérieur s’y établissent et y restent jusqu’en 1860. De 1860 à 1869, l’hôtel devient le siège de l’ambassade d’Autriche. De 1872 à 1876, c’est le siège du Conseil d’Etat. A partir de 1879, les postes et télégraphes l’occupe brièvement, puis le ministère de l’Industrie pendant plus d’un siècle.

Ensuite, l’hôtel est affecté successivement au ministère de la parité, au ministère de la cohésion sociale, au ministère de l’Immigration, de l’Intégration et du Développement solidaire et enfin au ministère de la Fonction publique.

Depuis 2012 et jusqu’en 2016, l’hôtel de Rothelin-Charolais accueille provisoirement le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, pendant les travaux effectués à l’hôtel du Châtelet, siège historique de ce ministère.

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L’hôtel de Rothelin-Charolais - La salle de réunion

L’annonce du style Régence

Annonçant le style Régence qui s’imposera après la mort de Louis XIV, l’hôtel s’élève en fond de cour : il comporte 13 travées et deux niveaux. La corniche est surmontée d’une balustrade. Les clefs des baies sont décorées d’agrafes   ou de mascarons   sculptés.

Au centre de la composition, l’avant-corps est précédé d’un portique   à colonnes ioniques soutenant le balcon de l’étage. A l’étage, des pilastres   remplacent les colonnes. La baie au centre est plus haute que les autres et sommée d’un mascaron  . En conséquence, la base du fronton triangulaire qui couronne l’avant-corps est également cintrée à sa base.

La façade sur le jardin présente la même composition à quelques variantes près. Des colonnes doubles soutiennent le balcon de l’étage. Le fronton est gracieusement sculptés.

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L’hôtel de Rothelin-Charolais - Le bureau du ministre

D’élégantes boiseries Rocaille

A l’intérieur, plusieurs pièces intéressantes subsistent. Le grand salon de Melle de Charolais est occupé par le bureau du ministre : il conserve des boiseries Rocaille présentant un réseau de rameaux fleuris de roses et de marguerites réhaussées d’or.

Le salon jaune est la réunion du cabinet de toilette de Melle de Charolais et d’un cabinet d’angle : il conserve de belles boiseries en bois réhaussées d’or et une corniche ornée d’arabesques dorées.

La salle des glaces correspond à une partie des appartement privées : elle présente à l’origine un décor d’arcades vitrées encadrées de pilastres   ioniques. Depuis 1886, toutes les baies des arcades ont été vitrées, d’où son nom.

Le portail d’entrée fermant la cour a été refait dans les années 1880 par l’architecte Rigault.

Pour l’architecte Pierre Cailleteau dit Lassurance, voir également l’hôtel de Lassay, l’hôtel de Montmorency-Luxembourg, le Palais-Bourbon, l’hôtel de Maisons, l’hôtel de Roquelaure.

Sources :
- www.travail-emploi.gouv.fr
- Le guide du promeneur 7e arrondissement, Françoise Colin-Bertin, Parigramme, 1995.
- Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Michel Gallet, Mengès, 1995.


101 rue de Grenelle – M° Rue du Bac

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