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L’église de la Sainte - Trinité


Place de la Trinité d’Estiennes d’Orves - M° Trinité

9e arrondissement

L’église de la Sainte-Trinité est une des plus originales de la capitale. Elle illustre parfaitement le style éclectique en vogue sous le Second Empire.

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L’église de la Sainte-Trinité
©paris-promeneurs

Une mise en scène de l’espace urbain

Sous le Second Empire, l’Empereur Napoléon III souhaite embellir la partie ouest des Grands Boulevards. En 1861, la construction de l’église de la Sainte-Trinité démarre, alors que celle de l’Opéra Garnier ne commence qu’en 1862.

En charge du projet de l’église de la Trinité, l’architecte Théodore Ballu (1817-1885) dispose d’un site de choix : l’implantation choisie se situe dans l’axe de la Chaussée d’Antin. L’église doit être vue depuis l’arrière de l’Opéra. Ballu conçoit un projet de place urbaine : l’église est au centre, précédée d’une fontaine ; deux immeubles jumeaux encadrent l’église.

Des rampes montent latéralement vers l’église où le porche central permet la circulation des fiacres se rendant aux offices. Rare exemple parisien d’empiètement de l’art religieux dans l’urbanisme public, trois statues des vertus théologales (la Charité, la Foi, l’Espérance) surplombent la fontaine.

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L’église de la Sainte-Trinité
©paris-promeneurs

Un étrange clocher culminant à 63 mètres

A contre courant du style néoclassique, Ballu mélange les styles historiques : c’est l’expression de l’éclectisme  , tendance architecturale majeure de la 2e moitié du XIXe siècle.

Ainsi le clocher est conçu comme la superposition d’une forte tour carrée d’inspiration gothique et d’un haut campanile   ajouré octogonal inspiré de la Renaissance italienne. Au sommet, un petit dôme   de pierre est coiffé d’une lanterne. Regardez plus bas : ce dôme   se répète à chaque extrémité de la façade.

Avant d’entrer, observez le tympan   du porche central : orné de magnifiques laves émaillées, il illustre le mystère de la Sainte-Trinité.

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L’église de la Sainte Trinité - La nef
©paris-promeneurs

Un volume intérieur très lumineux

En entrant, on est frappé par l’importance du volume et par sa clarté. La vaste nef est encadrée d’étroits bas-côtés   surmontés de balustrades. A l’étage, de simples coursives remplacent les habituelles tribunes   médiévales. Plus novateur, le système constructif est en fer, mais invisible pour le visiteur : une coque de briques peintes masque les arcs et poutres métalliques.

Un décor jugé trop théâtral

"On s’y croit au salon, au concert, à la Chambre !" se serait exclamé un abbé en entrant dans l’église... Il est vrai que la couleur et les éléments ornementaux sont omniprésents : colonnade de faux marbre vert, mosaïques polychromes, médaillons et compartiments de la voûte abondamment décorés. Les amateurs de peintures des années 1878-1880 se régaleront en visitant les chapelles des bas-côtés  .

Remarquable, le grand orgue de Cavaillé-Coll (1868) a été tenu de 1931 à 1992 par le grand compositeur Olivier Messiaen.

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L’église de la Sainte Trinité - Les piliers de la nef et la coursive du premier étage
©paris-promeneurs

L’église de la Sainte-Trinité est ouverte tous les jours au public.

Pour l’architecte Théodore Ballu, voir également la maison Ballu, l’église Saint-Ambroise, l’église Saint-Joseph-des-Nations, l’Hôtel de Ville, le beffroi de Saint-Germain-L’Auxerrois, l’église du Saint-Esprit, l’église Sainte-Clotilde, l’église du Saint-Esprit.

Sources :
- Guide du promeneur 9e arrondissement, Maryse Goldemberg, Parigramme, 1997.
- Guide du patrimoine Paris, sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Hachette, 1994.


Place de la Trinité d’Estiennes d’Orves - M° Trinité

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