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L’église Saint - Thomas d’Aquin


Place Saint-Thomas d’Aquin – M° Rue du Bac

7e arrondissement

Bâtie au XVIIe siècle et achevée en 1770, l’église Saint-Thomas d’Aquin est l’ancienne chapelle du noviciat des Dominicains.

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L’église Saint-Thomas d’Aquin - La façade
©paris-promeneurs

En 1631, les Dominicains décident d’installer le noviciat de leur ordre dans le faubourg Saint-Germain. Une première chapelle est construite à cette époque. A partir de 1682, une nouvelle église est bâtie sur les plans de l’architecte Pierre Bullet.

Sa singularité est de ne pas comporter de chapelles latérales, comme c’est l’usage habituellement : de simples autels rythment les bas-côtés  . Les piliers de la nef sont décorés de pilastres   corinthiens   et de guirlandes de fleurs. La croisée du transept   est couverte par une coupole   sans tambour   ornée plus tardivement de peintures de Merry-Joseph Blondel (1781-1853).

Dans l’axe du chœur  , une grande arcade mène à une vaste salle de plan rectangulaire couverte par une fausse voûte : il s’agit de l’ancien chœur   réservé aux moines.

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L’église Saint-Thomas d’Aquin - La nef et le chœur

De 1735 à 1739, le noviciat des dominicains est bâti à côté de l’église. La façade de l’église n’est exécutée qu’en 1769-1770, selon les dessins d’un des religieux du monastère, le frère Claude Navan. Elle est très proche de celle réalisée par Jean-Sylvain Cartaud à la même époque pour la basilique Notre-Dame des Victoires.

Au premier niveau de la façade, des colonnes doriques soutiennent l’entablement   décoré d’une frise de triglyphes   et de métopes  . Au second niveau, des colonnes ioniques soutiennent le fronton triangulaire qui somme la façade.

Dans ce fronton, une sculpture de François-Charles Butteux datée de 1769 représente la religion appuyée sur la vérité et faisant face aux tables   de la loi. Des ailerons   concaves surmontés de petites pyramides complètent la composition de ce niveau. Les bas-reliefs   présents au-dessus des portes d’entrée sont des ajouts du XIXe siècle.

Sous la Révolution, les congrégations et les ordres   sont supprimés. Le couvent des Dominicains devient une manufacture d’armes  , puis un musée de l’artillerie (transféré depuis au musée des Armées situé dans l’hôpital des Invalides). En 1802, l’église est transformée en paroisse ; elle est dédiée à Saint-Thomas.

Les bâtiments de l’ancien couvent existent toujours. Occupés jusqu’ici occupés par la Direction du personnel de l’Armée de Terre, ils sont vendus en 2016 et accueilleront à partir de 2022 le nouveau Campus de Sciences Po.

Pour l’architecte Pierre Bullet, voir également l’hôtel de Brancas, l’hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau, la porte Saint-Martin, l’hôtel de Magny, l’hôtel Tallard, l’hôtel d’Evreux.

Sources :
- Guide du promeneur 7e arrondissement, Françoise Colin-Bertin, Parigramme, 1995.
- Guide du patrimoine Paris, sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Hachette, 1994.


Place Saint-Thomas d’Aquin – M° Rue du Bac

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